Le choix, de Paul J. McAuley
Quatrième de couverture :
Ils sont amis depuis toujours, ils ont seize ans ou presque. Damian vit et travaille avec son père, éleveur de crevettes et cogneur d’enfants. Lucas s’occupe de sa mère, ancienne passionaria d’un mouvement écologiste radical clouée au lit par la maladie dans la caravane familiale. Le monde est en proie à un bouleversement écologique majeur — une montée des eaux dramatique et une élévation de la température moyenne considérable. Au cœur du Norfolk noyé sous les flots et écrasé de chaleur, la rumeur se répand : un Dragon est tombé du ciel non loin des côtes. Damian et Lucas, sur leur petit voilier, entreprennent le périlleux voyage en quête du mystérieux artefact extraterrestre, avec en tête un espoir secret : décrocher la clé des étoiles…
La vie est une succession de choix
« Le choix » est un texte court, le plus court des quatre premiers volumes de la collection, moins de 80 pages de lecture au compteur. Et pourtant… Que de pistes de réflexion au menu, et parfois bien plus que des pistes ! Crise écologique, violences parentales, éducation, besoin d’émancipation, besoin d’accomplir ses rêves, de voir grand, extraterrestres, amitié, et la liste ne s’arrête pas là. Paul J. McAuley a écrit ce texte très humaniste sur un ton qui devient de plus en plus mélancolique à mesure que l’on avance, ce qui correspond tout à fait et même renforce les faits qui nous sont présentés.
Damian et Lucas, deux adolescents, décident d’aller voir de plus près un « dragon », artefact extraterrestre qui s’est échoué non loin de leur lieu d’habitation, la côte est d’une Angleterre caniculaire en partie submergée par la montée des eaux. Lucas vit avec sa mère, écologiste militante clouée au lit à cause d’une grave maladie, Damian travaille avec un père violent.
Nous allons donc suivre les deux adolescents qui vont aller découvrir ce « dragon », un moyen comme un autre d’échapper à leur vie un peu routinière, notamment pour Damian qui rêve d’aller dans l’espace, chose devenue possible depuis l’apparition des extraterrestres (l’univers de cette novella ne s’arrête pas à ce texte, l’auteur l’a développé à travers plusieurs récits, dont seul un autre est paru en français dans un numéro de Bifrost). Et ils vont devoir faire des choix, l’un comme l’autre. Des bons et des mauvais. Jusqu’au dernier choix, LE choix. Et le texte, qui malgré sa longueur, s’étend sur plusieurs années, permettra de réfléchir au passé, à ce qui a été accompli, ce qui a été manqué, et bien sûr à ce qui aurait pu se passer si…
« Le choix » (vainqueur du prix Theodore Sturgeon en 2012) est une oeuvre dans laquelle les émotions et les sentiments sont mis en avant (en peu de mots, McAuley parvient à rendre crédibles et touchants les deux ados), avec une pointe de sense of wonder qui apparaît toujours là où le mystère demeure. Car les extraterrestres, bien que présents dans l’univers du récit, sont ici absents et cela ne fait qu’accroître ce « mystérieux mystère » et fait travailler l’imagination. Oui ce texte m’a un peu fait rêver…
Certes il y a sans doute un léger goût de trop peu avec cette novella, non pas qu’il lui manque réellement quelque chose car elle est tout à fait marquante et réussie en l’état, mais elle donne surtout l’envie d’en découvrir plus sur un univers qu’on découvre ici par le petit bout de la lorgnette. Et de découvrir par la même occasion un peu plus la prose de Paul J. McAuley.
Lire aussi les avis de Lune, Weecrow, Nicolas Winter, Yogo, Scifictif, Cyrille, l’ours inculte, Blackwolf, Ptitelfe.
Chronique écrite dans le cadre du challenge « CRAAA » de Cornwall.
Je ne sais pas si la novella est vraiment le support de choix de la SF. Après 3 lectures de cette nouvelle collection (il me manque justement Le choix), je reste systématiquement sur un léger sentiment d’inachevé ( un peu indéfinissable). Il est vrai que l’adresse des auteurs et leur inventivité est mise en avant, et intellectuellement, c’est performant. Mais, je ne suis pas conquise pour l’instant, cela ne me fait pas rêver comme certaines oeuvres plus longues…
J’en ai lu deux de cette collection pour le moment, et je suis plutôt content. Le format novella permet d’aller droit au but, sans avoir à souffrir de la courte longueur d’une nouvelle, mais sans avoir non plus à bâtir un vrai univers dense et cohérent comme dans un roman (en tout cas pas autant).
Mais il est vrai que si on aime les univers fouillé avec un max de détails et de personnages, la novella n’est pas le format adapté…
Va falloir que je le rattrape celui-là (tant de choses à lire et si peu de temps…)
L’avantage c’est que cette novella ne prend pas beaucoup de temps à lire. 😉
… Je commence à être vraiment à la bourre : je m’étais promis de découvrir rapidement cette nouvelle collection, et voilà que ce n’est toujours pas fait ! Je note celui-ci : je m’étais surtout arrêtée sur les récits de Ken Liu et Kij Johnson… Erreur, donc 🙂
Les récits de Ken Liu et Kij Johnson sont sans doute les meilleurs de la collection, mais celui-ci les suit de très près.
De manière générale, tu peux foncer sur cette collection, c’est du tout bon (sauf « Le nexus », un peu en-dessous, mais je suis complétiste : j’achète tout ! 😀 ).
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